Etui en bois de forme oblongue contenant une balance pour l'opium, constituée d'une baguette fine en ivoire, graduée, au bout de laquelle est attachée un petit plateau, en laiton. A côté se trouve un poids en laiton au bout d'une ficelle.
On mettait la dose d'opium dans le plateau, puis on suspendait la ficelle avec le poids sur la baguette graduée tenue par un doigt, et on déplaçait le poids pour trouver l'équilibre avec le plateau d'opium.
Les chinois faisaient une très grosse consommation d'opium, qu'ils ont d'abord fumé mélangé au tabac, puis pur, c'était le 'chandoo'. Au 18è siècle, ils en faisaient une telle consommation que l'Empereur en interdit, sans résultat, l'importation.
En dehors de la balance, les instruments nécessaires au fumeur d'opium étaient la pipe, une lampe, une aiguille et le pot à opium. La pipe à opium est très longue, de 40 à 60 cm, pour permettre à la fumée de refroidir et
de perdre sa toxicité. La lampe sert à chauffer la boule de 'chandoo' directement dans le fourneau de la pipe: l'aiguille en acier, d'une vingtaine de cm, est utilisée pour attraper le chandoo et le façonner en boule dans le fourneau.
D'autres accessoires étaient utilisés par les fumeurs d'opium: une curette qui servait à nettoyer le fourneau après usage et enlever les résidus appelés le 'dross' (ce résidu était quelquefois refumé par les plus pauvres). Dans les fumeries d'opium, les consommateurs fumaient allongés sur des couchettes, la tête reposant sur un oreiller.