Peinture inspiree de l'ideogramme traditionnel du cheval ?
La tete, le poitrail et les pattes du cheval sont representes a coups de pinceau puissants trempes dans l'encre de chine, et la rapidite du coup de pinceau traduit parfaitement l'elan de l'animal qui se cabre, la criniere au vent, la bouche grande ouverte. Le mouvement nerveux du pinceau trempe dans differentes couleurs de gouache, bleu clair, rose, blanc, rouge, donne ses formes au corps du cheval, et maintient une impression de dynamisme. Une tache rouge sang sous le ventre
de l'animal equilibre le large triangle bleu du haut.
En Chine, calligraphie et peinture ont une origine commune. Structurant ses oeuvres à partir de la forme des idéogrammes chinois, Chen Dehong est parvenu à créer une nouvelle expression de l'art pictural qui n'est ni de la peinture chinoise traditionnelle, ni de la calligraphie. La découverte de l'art moderne occidental l'a conduit à suivre les chemins de l'abstraction lyrique et à utiliser les couleurs comme aucun peintre chinois ne l'avait fait avant lui. L'encre de Chine constitue la structure du tableau à laquelle viennent s'ajouter les couleurs pâles de l'aquarelle et quelques taches plus vives et fugitives d'acrylique.
Chen Dehong s'inspire de la forme des idéogrammes, très proches des représentations auxquelles ils se réfèrent. Certains d'entre eux possèdent une force d'une très grande pureté. Il exalte ainsi leur signification profonde aussi bien dans leur totalité et que dans les parties qui les composent.
Né à Kunming, en Chine en 1936, Chen Dehong est entré très jeune à l'Académie Centrale des Beaux-Arts de Pékin. En 1982, alors que la Chine ouvre ses portes au reste du monde, il obtient une bourse pour étudier l'art à l'étranger. Il choisit Paris où il poursuit son cursus aux Beaux Arts. Il y vit actuellement.