Les premiers chevaux viennent probablement des plateaux de l'Asie Centrale, et les premiers cavaliers ont été un peuple d'Asie, les Mongols. Dans le Japon ancien, comme partout ailleurs, le cheval fut lontemps l'apanage de la noblesse: les samouraïs en faisaient un élevage aux secrets jalousement gardés.
Le cheval japonais, comme tous les chevaux asiatiques, était un animal de petite taille, trapu, assez lourd, et très résistant (il devait supporter le poids des samouraïs en armure), et cette race existe encore au Japon (Kiso, du nom de l'endroit où des empreintes ont été relevées lors de fouilles). Ce netsuke en montre toutes les caractéristiques: sabots épais, croupe large, jambes courtes.
C'est aussi un des 12 animaux du zodiaque chinois et japonais.
Le netsuké est un objet traditionnel d’origine japonaise, sorte d’arrêtoir servant autrefois à porter les 'sagemono', étuis suspendus à la ceinture (obi) qui maintenait le kimono dépourvu de poches.
Le netsuké est fixé à une cordelette (himo) par les himotoshi (petits trous) et se coince dans la ceinture ; à l’autre extrémité de la cordelette sont attachés les sagemono contenant le matériel pour écrire (yatate), la bourse, l'étui à pipe (kiseru-zutsu), ou la boîte à médicaments ou à sceaux (inrô). Ici, les 'himotoshi' se trouvent dans le côté gauche du ventre de l'animal.
De nombreux matériaux sont utilisés pour la réalisation des netsuke : le bois (buis, ébène, cyprès, cerisier...), l'ivoire (éléphant, cachalot, morse), l'os.
On remarque nettement la ligne d'Owen, veine caractéristique de l'ivoire.
Chaque Netsuke est une oeuvre d'art, qui prend son inspiration dans la vie quotidienne souvent traitée avec humour, ainsi que dans les mythes, légendes, et symboles.