Masque en bois, surmonté de cornes de bélier, belle patine brun-rouge.
Ce masque est représentatif de l'art gouro: figure allongée, yeux en amande, nez retroussé, bouche protubérante, haut front bombé orné de quelques fines scarifications, menton pointu.
Les cornes de bélier sont des signes de puissance et de virilité.
Ce type de masque est profane, il est "dansé" lors des réjouissances du village: semailles, moissons....
Masque allongé, surmonté d’une paire de cornes d’antilope, pour se concilier les esprits de la savane. Ces cornes, et la coiffure sont teintées de pigments noirs, contrairement au visage qui montre une très belle patine brun ocre. La coiffure dessinée en trois parties, et les trois scarifications sur le haut front sont caractéristiques de l’art gouro.
Les sourcils très arqués se prolongent par un nez fin et long. Les yeux sont mi-clos, la bouche bien ourlée s’ouvre sur une double rangée de dents.
Le peuple gouro vit au centre de la Côte d’Ivoire, prés du lac Kossou, et ont pour voisins immédiats les Baoulé, les Yaurés, les Dan et les Malinkés (voir carte). Leur véritable nom est 'kwéni', mais ils ont été rebaptisés par l’administration coloniale française au début du XXème siècle, et sont aujourd’hui plus connus sous le nom de gouro. Chaque village est dirigé par le chef du lignage le plus ancien, aidé par un conseil des anciens, et par les sociétés secrètes.
La vie quotidienne est dominée par les croyances aux esprits protecteurs, les 'zuzu', auxquels, dans le passé, les Gouro élevaient des autels. Les devins, ou 'monedozan', sont consultés fréquemment pour fixer les dates rituelles et prédire le futur à l'aide d'une souris déplaçant des os ou des bâtonnets dans une boîte en bois ou en argile.