L'univers qui est le nôtre peut être considéré comme un organisme vivant où chaque cellule travaille dans une coopération équilibrée avec toutes les autres afin de maintenir une cohérence d'ensemble
(Tenzin Gyatso, 14è Dalaï)
Panneau de bois recouvert de laque rouge, avec motifs sculptés en ronde bosse portant des traces de peinture à la feuille d'or: dans la partie centrale, un seul personnage en costume traditionnel dansant au milieu d'un jardin, inscrit dans un cadre carré lui-même entouré d'un autre cadre carré portant des motis floraux sculptés en ronde bosse.
Le costume est un 'shen-i', porté par les hommes comme par les femmes, composé d'une longue tunique à col croisé, descendant au-dessous des genoux sur des pantalons larges, et munie de très larges manches recouvrant les mains.
Ce panneau est entouré en haut d'un plus petit, ajouré, avec des motifs géométriques, et en bas, un autre panneau scié portant des motifs floraux, qui devait vraisemblablement être de la même taille que celui d'en haut.
Ces panneaux laqués rouges étaient utilisés dans les maisons chinoises traditionnelles comme séparations entre les pièces d'habitation ou en volets intérieurs.
Les maisons traditionneleles chinoises étaient construite sur un même plan de base: trois ou quatre bâtiments autour d'une cour intérieure, le 'siheyuan'
Les murs donnant sur la rue ne comportent pas d’autre ouverture que la porte d’entrée. La porte d'entrée donne sur un mur écran, garant de l’intimité lorsque la porte était ouverte La cour centrale, où se trouve un ou deux arbres pour donner de l’ombre, bercée par le chant de l’oiseau dans sa cage, est fermée par 4 bâtiments ou plus, répartis entre les membres de la famille selon le code confucéen : dans le mieux orienté se trouve le salon ou le bureau des parents, avec la chambre, un autre est occupée par la cuisine, un autre par le lieu d’ablutions, les autres par les autres membres de la famille, placés selon leur rang. Chaque bâtiment est un lieu ouvert sur la cour, sans mur intérieur, avec des pièces donnant les unes dans les autres, uniquement séparées par des cloisons de bois comportant des panneaux sculptés. Souvent, un mur percé d’une ouverture ronde donne sur un jardin ou sur d’autres bâtiments rajoutés pour loger d’autres membres de la famille.