Panneau de bois recouvert de laque rouge, avec motifs sculptés en ronde bosse portant des traces de peinture à la feuille d'or: quatre personnages en costume traditionnel semblent en train de jouer dans un jardin, tout près de la véranda d'une masion dont on voit quelques éléments de charpente au premier plan. Les deux personnages au centre se donnent la main tandis que derrière eux, arrivent deux autres personnages.
Les traits de leurs visages sont lissés par une patine d'usure.
Ils sont tous vétus de la robe longue à col croisé, le 'ch'ang-p'ao, porté par les hommes comme par les femmes, munie de très larges manches recouvrant les mains.
C'est une représentation du bonheur de la maisonnée.
Ces panneaux laqués rouges habillaient de plus grands panneaux de bois utilisés dans les maisons chinoises traditionnelles comme séparations entre les pièces d'habitation ou en volets intérieurs.
Les maisons traditionneleles chinoises étaient construite sur un même plan de base: trois ou quatre bâtiments autour d'une cour intérieure, le 'siheyuan'
Les murs donnant sur la rue ne comportent pas d’autre ouverture que la porte d’entrée. La porte d'entrée donne sur un mur écran, garant de l’intimité lorsque la porte était ouverte La cour centrale, où se trouve un ou deux arbres pour donner de l’ombre, bercée par le chant de l’oiseau dans sa cage, est fermée par 4 bâtiments ou plus, répartis entre les membres de la famille selon le code confucéen : dans le mieux orienté se trouve le salon ou le bureau des parents, avec la chambre, un autre est occupée par la cuisine, un autre par le lieu d’ablutions, les autres par les autres membres de la famille, placés selon leur rang. Chaque bâtiment est un lieu ouvert sur la cour, sans mur intérieur, avec des pièces donnant les unes dans les autres, uniquement séparées par des cloisons de bois comportant des panneaux sculptés. Souvent, un mur percé d’une ouverture ronde donne sur un jardin ou sur d’autres bâtiments rajoutés pour loger d’autres membres de la famille.