L'univers qui est le nôtre peut être considéré comme un organisme vivant où chaque cellule travaille dans une coopération équilibrée avec toutes les autres afin de maintenir une cohérence d'ensemble
(Tenzin Gyatso, 14è Dalaï)
Pipe à opium dont le tuyau en bois s'adapte sur un fourneau en ivoire en forme de fleur d'un côté et de l'autre sur un embout en os. Les deux extrêmités du tuyau sont cerclées par une feuille de cuivre où est dessiné une figure de dragon.
L'os de l'embout est reconnaissable aux pores noircis par la fumée.
Les chinois faisaient une très grosse consommation d'opium, qu'ils ont d'abord fumé mélangé au tabac, puis pur, c'était le 'chandoo'. Au 18è siècle, ils en faisaient une telle consommation que l'Empereur en interdit, sans résultat, l'importation.
En dehors de la balance, les instruments nécessaires au fumeur d'opium étaient la pipe, une lampe, une aiguille et le pot à opium. La pipe à opium est très longue, de 40 à 60 cm, pour permettre à la fumée de refroidir et
de perdre sa toxicité. La lampe sert à chauffer la boule de 'chandoo' directement dans le fourneau de la pipe: l'aiguille en acier, d'une vingtaine de cm, est utilisée pour attraper le chandoo et le façonner en boule dans le fourneau.
D'autres accessoires étaient utilisés par les fumeurs d'opium: une curette qui servait à nettoyer le fourneau après usage et enlever le résidu appelé le 'dross' (ce résidu était quelquefois refumé par les plus pauvres). Dans les fumeries d'opium, les consommateurs fumaient allongés sur des couchettes, la tête reposant sur un oreiller.