Statue en bois, plate, recouvert aux trois quarts de feuilles de cuivre, ne laissant à nu que la partie inférieure du losange symbolisant les jambes, et le dos de la statue. C’est aussi la partie qui s’enfonce dans le panier de reliques, où sont gardés les crânes des ancêtres.
La statue se divise en deux parties distinctes, de hauteur égale : la tête, et le reste du corps. L’ensemble montre une stylisation extrême : le dessin du visage est une grande ovale concave, où les yeux en boutons protubérants occupent le centre, et encadrent un petit nez triangulaire, en relief. La bouche est quasi inexistante, uniquement suggérée par un martelage de forme triangulaire, qui répond à celle du nez.
Le visage est divisé par une bande centrale verticale comportant des points finement martelés, entourant par des rainures horizontales sur le reste de l’ovale. La tête est couronnée par une grande coiffure en crête, et est entourée par deux coques latérales se terminant en deux petits bouts de tresses. Ce style est propre à la tribu obamba.
Le cuivre recouvrant le cou long et mince est martelé de petits points, tandis que le haut du losange, qui figure les bras, présente des stries en triangle. Au dos de la statue, seul un losange gravé derrière la tête.
Le cuivre a été choisi pour sa qualité réfléchissante, afin de renvoyer les mauvais esprits qui s’approchent des reliques des ancêtres, considérées comme des esprits tutélaires protégeant le village de leur descendance. Ces reliques étaient conservées dans des paniers, les 'bwété', entreposés dans une petite hutte sacrée.
Le peuple kota habite la partie orientale du Gabon, à la frontière de la République du Congo (voir carte). Il regroupe de nombreuses tribus, dont les principales qui ont donné un style spécifique à leurs reliquaires sont, outre les Kota proprement dits : les Obamba, les Mahongwé, les Sango et les Shamayé.