Ne vous souciez pas d'être sans emploi; souciez-vous plutôt d'être digne d'un emploi. Ne vous souciez pas d'être remarqué; cherchez plutôt à faire quelque chose de remarquable
(Confucius)
Long panneau de papier de soie plié en accordéon, long de quatre mètres, collé à chaque extrémité à une couverture cartonnée, entre lesquelles il peut se ranger.
Il s'agit de la représentation d'une ville chinoise qui commence, de gauche à droite, avec un quartier très animé, où on peut voir de nombreux personnages s'activer: vendeur d'eau sous son ombrelle, mandarins à cheval, teinturiers (?) en train de travailler, charretiers conduisant leur chariot tiré par des ânes, passants qui déambulent dans la rue, ou qui se réunissent autour d'un étal, portefaix portant sur l'épaule un bâton au bout duquel pendent des marchandises, serviteurs avec des chaises à porteurs sur les épaules. On distingue les mandarins vêtus de la longue robe à manches larges, ''ch'ang p'ao', et portant le calot traditionnel, des hommes du commun simplement habillés d'une tunique et de pantalons.
L'architecture des maisons est très détailllée, les toits de tuiles dessinés avec minutie. Une caravane de chameaux passe sous la haute porte de la ville coiffée d'une pagode, qui ouvre sur un pont de bois; les grands toits abritent auberges, restaurants, et écuries.
Puis on aboutit à un large fleuve, sur les rives duquel sont amarrés de nombreux bateaux. Un pont à une seule arche enjambe le fleuve et rejoint l'autre rive: là,sur le port, l'activité humaine bat son plein, la foule est nombreuse. Des hommes sur un chemin de halage tirent un bateau. Dans les faubourgs autour du port, on ne voit quasiment que des auberges, et des portefaix avec leurs balots.
A la sortie du village, la campagne est presque déserte, hormis un convoi qui part, deux femmes montées sur des ânes, tandis qu'arrive une chaise à porteurs en feu. Les arbres sont finement dessinés, avec force détails.
Sur les deux premières pages de droite (les chinois écrivent de droite à gauche), figurent de gros idéogrammes en sigillaire et plusieurs sceaux à l'encre rouge.
Puis tout du long de la fresque, en haut, par colonne de trois signes, court un texte calligraphié en écriture cursive, 'caoshu', qui raconte vraisemblablement des histoires liées au dessin. La dernière page de gauche est entièrement occupée par un texte en écriture cursive égélement, aux traits plus appuyés, et se termine par un sceau semblable à l'un de ceux figurant sur la page de droite.