La sculpture représente un guerrier richement vêtu qui d'une main, se tient trsitement la tête, de l'autre, tient une longue épée. Les détails de son costume sont très finement gravés, particulièrement les deux feuilles ornant la cape.
C'est une représentation de Shôki, un célèbre exorciste, originaire de Chine. Il est souvent représenté dans l’art japonais : barbu, avec de grands yeux, possèdant une longue épée, et il porte une cape officielle au-dessus de riches vêtements. Il combat et tue les ‘oni’, démons.
Shôki est aussi le protecteur de la maladie, gardien de la Terre et des maisons. Selon la légende, Shôki était très laid, et quand il se présenta à des examens officiels, il fut rejeté par l’Empereur à cause de sa laideur. De désespoir, Shôki se suicida sous les yeux de l’Empereur, lequel, pris de remords, le fit enterrer avec tous les honneurs, revêtu de la tenue d’apparat de la famille impériale. En retour, Shôki promit de combattre et de tuer les démons du mal. Selon la tradition, les familles placent encore une statuette de Shôki sous le toit de leur maison.
L’okimono et le netsuke sont des statuettes réalisées le plus souvent en ivoire, produites par les mêmes artisans, les netsuke-shi, avec les mêmes techniques décoratives et les mêmes thèmes : divinités ‘kami’, contes et légendes nippones, vie quotidienne, traités avec virtuosité, multiplicité des détails et humour. Mais, alors que le netsuke est l’accessoire du vêtement traditionnel – il sert à fixer les menus objets du quotidien à la ceinture du kimono, privé de poches –, l’okimono n’a pas de fonction utilitaire, souvent utilisé comme ornement du tokonoma, alcôve de la pièce de réception d’une maison japonaise.