Terre cuite, pigments rouges et traces de pigments blancs
Chine, Dynastie Han (IIè av JC-IIè ap JC)
Hauteur: 20cm
Largeur: 20cm
Poids: 1kg100
La tête de ce cheval faisait normalement partie d'un ensemble complet, avec le corps de l'animal. La tête est entièrement creuse.
L'argile grise est en partie recouverte de pigments rouges, de traces de pigments blancs, qui devaient figurer l' harnachement de l'animal, et aussi des traces de terre. Sur le côté gauche, la bouche est barrée d'une trace d'outil, vraisemblablement lors de l'extraction de l'objet du sol où il était enterré.
Les oreilles sont manquantes, et une cavité s'ouvre à l'arrière du crâne, qui devait vraisemblablement servir de support pour une paire d'oreilles et un harnachement.
Les yeux sont proéminents, tout comme les naseaux. Les joues se dessinent dans une belle courbe, un peu inférieure à la normale. Le cou est élancé, musclé, et porte la trace des doigts du sculpteur.
L'usage de déposer dans les tombes des figurines en terre cuite pour accompagner les morts, 'mingqi', date de la dynastie Han et continuera jusqu'aux Tang: les mingqi servaient à agrémenter le séjour des morts dans l'au-delà; on trouve beaucoup de représentations de chevaux, de danseuses, de soldats, de joueurs de polo, de bouffons, en fait une reproduction en terre cuite de l'entourage habituel du mort.
Le cheval (ma) était la monture des personnages importants, des empereurs et des lettrés, symbole du yang, et emblème de noblesse. Il a été beaucoup représenté par les artistes chinois des dynasties Han et Tang. Dans l'armée de terre cuite de l'empereur Qin Shi Yuangdi à Xi'an, on compte de très nombreux chevaux. Les caractéristiques des chevaux de race chinoise ont été établies dès le 7ème siècle avant JC dans un 'Guide de sélection des chevaux': jambes de devant bien droites, jambes arière arquées, hauts sabots, chevilles fines, larges naseaux, grande bouche, oreilles petites et courtes, et tête ressemblant à celle d'un lapin.
Les sculptures chinoises de terre cuite étaient d'abord passées dans un moule, puis les détails finis à la main, ce qui permettait une grande diversité. Les pièces étaient ensuite cuites dans des fours à 900 degrés, ce qui permet de mesurer l'avancement technologique de la Chine à cette époque.