Vieillard assis, la tête reposant sur sa main droite, le coude appuyé contre une boîte tressée et tenant dans sa main gauche un gros sac sur lequel sont gravés des nuages et des montagnes. Un jeune garçon grimpé derrière lui enroule sa barbe sur son crâne.
Les deux personnages sont vétus de riches kimonos finement brodés de motifs floraux colorisés. Le viel homme, qui tient une gourde dans sa main droite, semble méditer sur les vapeurs de l'alcool tandis que son petit fils en profite pour le taquiner.
Le mot se décompose étymologiquement en ne, racine, et tsuke, attacher. Le netsuké est un objet traditionnel d’origine japonaise, sorte d’arrêtoir servant autrefois à porter les 'sagemono', étuis suspendus à la ceinture (obi) qui maintenait le kimono dépourvu de poches. Le netsuké est fixé à une cordelette (himo) par les himotoshi (petits trous) et se coince dans la ceinture ; à l’autre extrémité de la cordelette sont attachés les sagemono contenant le matériel pour écrire (yatate), la bourse, l'étui à pipe (kiseru-zutsu), ou la boîte à médicaments ou à sceaux (inrô).
De nombreux matériaux sont utilisés pour la réalisation des netsuke : le bois (buis, ébène, cyprès, cerisier...), l'ivoire (éléphant, cachalot, morse), l'os.
Chaque Netsuke est une oeuvre d'art, où l’on trouve symbolisme, humour, et vie quotidienne.
Ici, nous avons un netsuké en 'katabori' ou ronde-bosse. On distingue les deux 'himotoshi' dans la base, ainsi qu'une signature. On distingue également la ligne d'Owen, veine caractéristique de l'ivoire, dans le sens longitudinal, à plusieurs endroits: sur les mains du vieillard, la gourde, son visage, sur le sac et la jambe droite de l'enfant.